Définition
Méthode numérique d'imagerie qui reconstruit la géométrie et l'apparence tridimensionnelles d'objets, de structures ou de sites à partir de plusieurs photographies recouvrantes en identifiant des points homologues, en estimant les positions des appareils et en triangulant des coordonnées 3D pour produire nuages de points, maillages et orthophotos ; la précision métrique dépend de la calibration des optiques, de la géométrie d'acquisition et de repères d'échelle externes.

Principe

Principe
Le parallaxe entre images recouvrantes permet la triangulation géométrique de points homologues ; la calibration des caméras et des contraintes d'échelle externes déterminent la précision métrique absolue.

Démonstration

Démonstration
Scénario illustratif : une équipe photographie une stèle sous plusieurs angles avec recouvrement. Le logiciel réalise l'appariement des caractéristiques, estime les poses des caméras (Structure‑from‑Motion) et génère un nuage de points dense et un maillage texturé. L'ajout d'une photo d'une barre d'échelle ou de points de contrôle mesurés convertit le modèle en archive métrique utilisable pour mesurer les dimensions de gravures et documenter le contexte spatial.

Mauvaise application

Mauvaise application
Considérer un modèle photogrammétrique non mis à l'échelle comme métriquement exact — supposer que les unités internes du modèle correspondent aux unités réelles alors qu'aucune calibration ou point de contrôle n'a été fourni — entraîne des mesures systématiquement biaisées.

Conséquence

Conséquence
Employée avec un recouvrement d'images, une calibration et des repères d'échelle adéquats, la photogrammétrie fournit une documentation 3D non‑contact, reproductible, utile pour la description morphologique, l'analyse métrique et la diffusion ; utilisée sans contrôles requis ou sur des surfaces inadaptées, elle produit des formes erronées ou des dimensions inexactes qui peuvent déformer les interprétations spatiales ou métriques.

Inversion

Inversion
Sur des surfaces à très faible texture, hautement réfléchissantes ou translucides, pour des structures internes ou des détails microscopiques, la photogrammétrie ne permet pas de récupérer une géométrie fiable ; des méthodes comme le balayage par lumière structurée, le laser scanner ou la micro‑tomographie sont alors plus adaptées.

Limite

Limite
Clairement inclus : surfaces externes d'artefacts, éléments archéologiques et topographie de site exposée présentant une texture visuelle suffisante et un accès pour plusieurs points de vue. Cas limite : surfaces à motifs répétitifs (p. ex. maçonnerie uniforme) où l'appariement des points est ambigu et la géométrie du modèle dépend des choix de traitement. Clairement exclu : morphologie interne, composition chimique, ou caractéristiques en dessous de la résolution d'image comme la microstructure ou la stratigraphie souterraine.

Tension sémantique

Tension sémantique
Accessibilité et coût d'équipement réduit vs précision métrique absolue et résolution : la photogrammétrie est largement accessible mais sa précision dépend de la géométrie d'échantillonnage et des contrôles, imposant parfois un compromis entre facilité d'acquisition et incertitude métrique.

Synthèse

Synthèse
La photogrammétrie est une méthode de reconstruction géométrique : elle transforme le recouvrement photographique en données spatiales, mais sa fiabilité pour la mesure et l'interprétation repose sur une calibration explicite, un contrôle d'échelle et l'adéquation des surfaces photographiées.