Définition
Une métrique quantitative exprimant le degré auquel les artéfacts d'un assemblage sont cassés ou fragmentés par rapport à une référence définie (par exemple le rapport entre le nombre de fragments et le nombre d'objets complets ou diagnostiques, ou la masse de matériel fragmenté par rapport à la masse totale de l'assemblage) ; l'indice doit préciser sa formule opérationnelle et ses règles de comptage pour être interprétable.

Principe

Principe
Les indices de fragmentation transforment des comptes ou des poids observables en une statistique comparative unique reflétant la casse taphonomique, les processus de dépôt ou les pratiques comportementales de rejet ; leur sens dépend du numérateur, du dénominateur choisis et du traitement du remontage, des déchets de production évidents et de la survie différentielle.

Démonstration

Démonstration
Scénario illustratif → Un assemblage contient 30 vases complets et 70 tessons de panse (exclusion des déchets de production). Reconnaissance → en utilisant la proportion simple (fragments/(fragments+complets)), l'indice de fragmentation = 70/(70+30) = 0,7. Action → rapporter l'indice avec les règles de comptage (inclusions/exclusions) et des notes taphonomiques contextuelles. Conséquence → permet une comparaison intra‑site de l'intensité de casse si calculé de façon cohérente, mais l'interprétation requiert une évaluation des processus.

Mauvaise application

Mauvaise application
Employer un indice calculé sans règles de comptage cohérentes ou après inclusion de fragmentation intentionnelle (p. ex. déchets de réduction primaire) pour déduire une casse post‑dépositionnelle ; l'erreur sémantique est de supposer que l'indice isole une cause unique (taphonomie vs comportement) sans exclure ou corriger les classes confondantes.

Conséquence

Conséquence
Les indices de fragmentation aident la comparaison quantitative de l'intégrité des assemblages, du transport et de la perturbation post‑dépositionnelle ; des indices mal appliqués peuvent induire en erreur sur les processus de formation du site, la durée de vie des objets ou les comportements de rejet sauf s'ils sont accompagnés d'études de remontage, de compléments basés sur la masse et d'une transparence méthodologique explicite.

Inversion

Inversion
Dans des contextes où la fragmentation est intentionnelle (p. ex. production d'outils produisant de nombreux éclats) ou lorsque le remontage est praticable et permet de reconstituer des objets, un indice élevé peut refléter un comportement de production initial plutôt qu'une destruction post‑dépositionnelle ; l'indice doit donc être interprété avec la composition de l'assemblage et les preuves de remontage.

Limite

Limite
Clairement dans → un indice défini numériquement calculé pour un assemblage archéologique avec numérateur/dénominateur explicites, règles d'inclusion/exclusion et limites d'échantillonnage. Cas limite → petits assemblages où quelques objets modifient fortement l'indice, nécessitant la déclaration d'incertitude. Clairement hors → descriptions qualitatives « fragmenté » sans quantification ou ratios non spécifiés non reproductibles.

Tension sémantique

Tension sémantique
Signal taphonomique ↔ Signal comportemental — les indices de fragmentation captent à la fois la casse post‑dépositionnelle et les débris générés par le comportement ; résoudre la tension demande des preuves complémentaires (remontage, contexte, comparaisons expérimentales).

Synthèse

Synthèse
Un indice de fragmentation est un outil comparatif utile uniquement si sa formule et ses conventions de comptage sont explicites et si ses résultats sont interprétés à la lumière de la composition de l'assemblage, du potentiel de remontage et des explications concurrentes entre production comportementale et modification taphonomique.